Notre second WWOOFing – The Ponderosa

Du Québec à l’Ontario, du français à l’anglais

       Après avoir passé plus d’un mois au Québec (sans compter les tout premiers jours de notre voyage, passés à Halifax, en Nova Scotia), nous avons entamé un second WWOOFing, près de Toronto, en Ontario. Notre immersion en anglais a vraiment commencé à ce moment-là, car même si nous avions dû parler un peu anglais auparavant (notamment à Halifax), ce fut de courte durée. Un des principaux objectifs de notre voyage étant de parfaire notre anglais, nous avons même pris la décision de parler le moins possible en français entre nous (bon, pour être tout à fait honnête, ça nous arrive quand même plus souvent que nécessaire). Si les premiers jours ont été un peu difficiles, nous n’avons pas eu de grosses difficultés à comprendre les gens autour de nous ni à se faire comprendre, et je pense pouvoir affirmer que nous avons d’ores-et-déjà fait pas mal de progrès, si ce n’est qu’en termes d’aisance.

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Nos hôtes

       Nous avons donc passé trois semaines chez Toni et Rob, un couple de canadiens issus de parents immigrés hollandais. La famille de Toni est dans l’agriculture depuis des générations, et c’est elle qui tient la ferme dans laquelle elle a grandit et qu’elle a racheté une fois adulte. En plus de son travail à The Ponderosa, Toni travaille également quelques jours par semaine dans une boutique de vin. Rob, quant à lui, travaille à Toronto en tant que consultant informatique. Ils ont eu trois garçons qui sont maintenant de jeunes adultes et ont quitté la maison. Nous n’étions cependant pas les seuls à aider Toni, puisque durant la première semaine de notre séjour, il y avait également un autre WWOOFeur avec nous, Adrian, un Allemand de 20 ans, qui venait de commencer un voyage d’un an au Canada.

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The Ponderosa

      La majeure partie de la production de la ferme est végétale, et le potager est impressionnant, d’autant que Toni en possède en réalité plusieurs : un dans son jardin, un chez son frère et un autre chez un de ses voisins. Sur ces trois espaces, Toni cultive une grande variété de produits : des pommes-de-terre, des haricots, des carottes, des tomates, des salades, des choux, diverses courges, des framboises, des fraises, du basilic, de l’ail, des oignons, quelques épis de maïs à pop-corn et j’en oublie sûrement. The Ponderosa possède également un bois, un poulailler (une vingtaine de poules et de coqs, une dizaine pour les œufs et une dizaine pour la viande), et une ruche. Le domaine est surveillé par deux chiens (Katie et Charlie) et la maison protégée par deux chats (Pablo et Pepe).

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Le travail à la ferme

       Les journées à The Ponderosa se ressemblaient rarement, mais globalement nous commencions à travailler vers 9h, pour s’occuper des poules : il fallait les nourrir avec à la fois du grain, des plantes du jardin et nos restes de la veille, puis nous récoltions les œufs avant de faire un rapide ménage du poulailler. Ensuite, mais seulement un jour sur deux, nous devions ramasser les framboises. Cette routine matinale n’étant pas très longue (surtout les jours où il n’y avait pas de framboises à récupérer), il nous restait souvent pas mal de temps de travail avant le déjeuner pour diverses autres tâches qui nous occupaient également l’après-midi.

       Nous avons eu l’occasion d’effectuer énormément de choses différentes tant au potager (récolte diverses, plantation d’ail, désherbage du potager et épandage d’engrais), dans le bois (élagage de pins et dessouchage de nerpruns [une espèce d’arbres devenue invasive en Amérique du Nord]) et à la cuisine (préparation de pesto et préparation de tomates séchées grâce à machine formidable qui en enlève toute l’eau de manière à pouvoir les conserver bien plus longtemps). Nous avons même eu la chance de travailler un peu avec les abeilles : nous sommes allés chercher du miel dans la ruche et nous avons préparé du miel crémeux (grâce un processus de cristallisation qui change la consistance du miel, le rendant plus onctueux, presque solide en fait, ce qui en change également légèrement le goût). Nous avons également passé une après-midi à la boutique de vin où travaille Toni (après s’y être rendu en vélo, ce qui dans une région aussi vallonnée que l’Ontario s’est révélé assez éprouvant), afin d’apprendre à embouteiller du vin. Comme Toni a dû s’absenter à plusieurs reprises pendant notre séjour, nous avons également passé trois jours à aider un de ses amis, Daryl, dans sa plantation d’arbousiers : nous avons rempoté de jeunes plants, puis mis en terre les futurs arbres.

       Nous avions le droit à deux jours de congés par semaine, nous en avons passé quelques-uns à la ferme, pour se reposer et se promener dans les environs, nous avons passée une journée à Toronto (voir photos) calquée sur les heures de travail de Rob (départ de la maison à 5h15, retour vers 19h), et pour le dernier jour d’Adrian, Toni et Rob nous ont emmenés au Iron Cast (http://www.castironrestaurant.ca/), un restaurant tenu par leur fils aîné à une heure de route de chez eux, puis nous avons grimpés à la tour de surveillance des feux de forêts de Dorset qui offre un sublime panorama sur la région (voir photos).

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Le bilan de cette seconde expérience

       Cette seconde expérience a été très enrichissante par la diversité des tâches qui nous ont été proposées, mais aussi par les échanges que nous avons pu avoir avec nos hôtes, avec lesquels nous nous sommes très bien entendus. Ce que nous avons appris à The Ponderosa complète parfaitement ce que nous avons appris à la Ferme aux trois Baudets, où nous avions surtout travaillé avec les animaux, alors qu’ici nous avons surtout aidé au jardin.

Plus de photos de The Ponderosa

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7 commentaires sur “Notre second WWOOFing – The Ponderosa

    1. Je ne sais pas si mon expérience est vraiment représentative, mais en tout cas pour moi c’est génial, il y a à la fois énormément d’espaces agricoles, mais aussi beaucoup de grandes villes, après il ne faut pas avoir peur de se faire beaucoup, beaucoup d’heures de bus (le train est plus cher et moins rapide, et si on se déplaçait à chaque fois en avion ça nous reviendrai vraiment trop cher) car le territoire est immense. Après ça, c’est aussi dû à notre choix de traverser tout le Canada.

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  1. Merci, Marie pour ces précisions de votre vie rurale.
    Les manipulations sur le miel me laissent songeuse…qu’en dirait Paul??
    J’adore le totem, juste avant le titre « Nos hôtes », qui laisse penser que c’est l’image de vos hôtes 😉
    des bisous

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    1. Pour le miel, c’est quelque chose qui se fait naturellement au bout d’un certain temps, et c’est tout à fait normal. On l’aide juste en rajoutant du miel déjà cristallisé à du miel qui ne l’est pas, et en mélangeant, ce qui permet au reste du miel de cristalliser également. En réalité c’est surtout une habitude de consommation, en France tu ne trouveras presque que du miel non cristallisé, alors qu’au Canada, les gens le préfèrent cristallisé.

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    1. Oui, on a réservé nos billets d’avion, on rentre pour le 1er décembre, j’ai hâte de voir mon neveu qui vient de naitre.
      (Tu n’as pas dû voir la réponse à ton dernier commentaire, mais tu confonds les prénoms, je suis avec Robin, Camille, c’est le copain de ma sœur)

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    2. Pardon Robin….En plus que je le sais que Camille est le compagnon de Julie….! Pardon, pardon pardon !!!!! et mille bisous pour me faire pardonner. Bonne fin de séjour.

      Odile

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